Section PCF de La Garde et Le Pradet (83)

Section PCF de La Garde et Le Pradet (83)
Accueil
 

Agenda



 
 
 

Rassemblement contre l'austérité : samedi 15 novembre à Toulon

Ce rassemblement pour une alternative à l’austérité est organisé en écho de l’appel national du collectif 3A (alternative à l’austérité).

Un collectif qui s’est constitué sur la base de l’appel de 150 personnalités et qui regroupe aujourd’hui des dizaines d’organisations, syndicales, politiques, associatives et des citoyens n’appartenant à aucune organisation.

Un tel collectif n’existe pas encore dans le var, c’est pourquoi les organisations qui composent le front de gauche ont décidé de mettre à la disposition de chacun cet espace d’expression pour une alternative à l’austérité dans le var aussi.

Dans le prolongement de ce rassemblement, il s’agira de permettre l’émergence d’un travail commun avec toutes les forces qui sont intéressées pour cela, organisations et citoyens.

Pour ce faire, une réunion se tiendra le mardi 25 novembre à partir de 18 h 30 à la bourse du travail de Toulon.

Pour cette première, nous avons donc décidé de faire une prise de parole commune que je suis chargé de vous  présenter.

Intervention d'Alain Bolla

Chers camarades,

La coupe est pleine ! Le pays s’enfonce dans la crise avec son cortège de misère, de chômage, de précarité, de violentes divisions.

Depuis des années la droite et, depuis 2012, François Hollande, les gouvernements Ayrault et Valls poursuivent le même but dans le cadre des traités européens et en accord avec les dirigeants de l’Europe libérale : compétitivité par la baisse du coût du travail, reculs sociaux, coupes claires dans les dépenses publiques, austérité.

 Ces politiques ont échoué partout comme elles échouent en France : elles nourrissent la crise, creusent tout à la fois les inégalités et les déficits.

Dans son immense majorité le peuple les rejette, mais la construction d’une alternative possible de gauche ne va pas de soit !

Cette situation crée une grave crise politique dont la droite et l’extrême tentent de tirer profit.

Le gouvernement, la droite et le Medef sont engagés dans une intense bataille idéologique.

La France serait un pays en faillite pour cause de dépenses publiques !

Les racines des difficultés sont pourtant toutes autres !

Dividendes, rachats d’actions et circuits financiers captent une part croissante de la richesse produite.

Pour les seuls dividendes, le taux de marge financière est passé de 2% au début des années 1980 à 14% en 2013.

Et l’on assiste à un véritable pillage des fonds publics par le Medef et l’oligarchie financière.

Aucun audit n’est réalisé sur les « aides aux entreprises », qui dépassent 200 milliards d’euros, aucune action efficace n’est engagée sur la fraude fiscale (70 milliards) et encore moins sur la fraude patronale aux cotisations sociales encore 20 milliards !

Dans le même temps, le taux d’Impôt sur les Sociétés a été abaissé de 17% en 20 ans.

OUI, les milliards existent et ils ne sont pas à emprunter ! ils pourraient être utilisés pour l’intérêt général !

Aujourd'hui, ils veulent aller encore plus loin.

Après les milliards de cadeaux au patronat dans le cadre des pactes de compétitivité et de responsabilité, le gouvernement annonce des mesures qui s'en prennent gravement aux salarié-e-s, aux retraités-es, aux jeunes, aux chômeur-se-s, et d'abord aux femmes

Il est temps d’arrêter cet engrenage qui mène la France, l’Europe et les peuples vers toujours plus de souffrances et de sacrifices.

Il faut dire non à la loi de finances 2015 présentée par Manuel Valls qui coupe massivement dans les dépenses publiques.

Elle se traduirait par de nouveaux reculs des services publics et de ses missions, un étranglement financier des collectivités locales et de leur capacité à investir.

Et il faut bien prendre l’argent quelque part !

Et c’est sur la majorité de la population que pèseront les 21 milliards d’économies annoncés dans le budget 2015 si nous laissons faire  et petit à petit c’est tout le socle social solidaire issu du programme du Conseil national de la Résistance qui est remis en cause et particulièrement la protection sociale, la fonction publique et les services public.

Le CICE  distribué aux entreprises sans aucune contrepartie se monte dans le Var à 60 millions d’euros pour 2014 et 375 pour toute la région paca !

Alors que le Var, c’est plus de 70 000 chômeurs, c’est une précarité qui ne cesse de s’étendre, c’est près de 40 000 allocataires du RSA en progression de 8% sur un an.

C’est près de 15 % de la population qui est dans la grande pauvreté.

On ne peut pas en rester là !

Nous demandons la transparence sur les entreprises bénéficiaires de ces cadeaux d’état et exigons la restitution de ces fonds pour les réorienter au service des populations.

Une des particularités du département c’est la faiblesse des dépôts bancaires, tous dépôts confondus,  par rapport à la moyenne nationale.

Cela montre le bas niveau des salaires et l’étendue de la précarité.

Seul le livret A tire son épingle du jeu sans pour autant que la situation du logement social ne s’améliore, alors que75% de la population varoise y est éligible ! 

La réalité du Var est aussi que les banques accordent l’essentiel de leurs crédits à l’habitat privé et donc au service des promoteurs et de la spéculation immobilière.

L’abstention massive aux élections et la montée du FN sont les conséquences directes des choix politiques de la droite d’Hubert FALCO et des choix politiques du PS au pouvoir.

Cela fait maintenant plus de trente ans que la droite a la main mise dans ce département et l’a façonné au service des intérêts des plus riches.

Trente ans que la CCIV, la chambre des métiers et l’UPV, tournent le var vers le tourisme d’excellence et l’aide à la personne et aux entreprises.

Trente ans que les politiques publiques nationales mettent à mal les services publics fortement implantés chez nous !

Trente ans que des pans entiers industriels sont liquidés sur l’autel de la rentabilité à court terme.

Trente ans que les banques n’assurent plus leurs prérogatives originelles de soutien au développement économique, mais sont au service des actionnaires et des plus riches !

Trente ans que les salariés et leurs familles souffrent et voient leurs niveaux de vie régressés.

Nous disons ça suffit ! Les citoyens doivent reprendre le pouvoir ! D’autres choix sont possibles.

Nous ne sommes pas condamnés à l’austérité et à l’insécurité sociale permanente.

 Il faut mettre en œuvre une politique qui parte des besoins sociaux, qui s’attaque réellement aux inégalités.

Une réforme fiscale d’ampleur, pour une redistribution des richesses et une relance des investissements productifs, s’inscrivant dans la transition écologique.

Il faut redonner du pouvoir d’achat, augmenter les salaires, créer des emplois.

Il faut créer les conditions d’une véritable reconquête industrielle.

Il faut revivifier les services publics, les démocratiser, les développer, leur donnant les moyens de leurs missions de cohésion et de solidarité.

Il faut s’attaquer au  capital, à la finance, à la rente des actionnaires qui est supportée par les salarié-es, les chômeurs, les précaires, les retraités et la jeunesse.

Mais aussi par les pme, les pmi, les TPE ET les artisans  même si tous ne s’en rendent pas compte !

Il faut stopper cet engrenage ! Il faut changer de cap et mettre la barre à gauche toute !

Ne pas seulement bouger le curseur, changer radicalement de cap !

Les reculs sociaux et de civilisations ne se négocient pas ils se combattent dans la rue et dans les hémicycles!!

A l’assemblée nationale, le gouvernement ne dispose plus que d’une majorité fragile.

Les députés qui ont été élus pour faire une politique inverse de celle de Nicolas Sarkozy doivent respecter le mandat que le peuple leur a confié.

Cela implique quatre axes :

  • s’attaquer au coût du capital
  • affronter la domination des marchés financiers et les directives européennes
  • fonder un nouvel essor économique sur les moteurs du progrès social et de la transformation économique, démocratique et écologique du mode de production et d’échange
  • engager une profonde transformation de nos institutions et aller vers une 6 ème république.

Mais rien ne se fera sans la mobilisation des salariés, sans l’intervention citoyenne !

Et il existe dans le pays une majorité de femmes et d’hommes disponibles pour cette alternative.

Des résistances, des luttes se mènent déjà contre les conséquences de cette politique d’austérité.

De la lutte des salariés de la SNCM, à celle des Fralib, jusqu’à celle des salariés de Var Nice matin, les dénominateurs communs sont la volonté de ne pas renoncer, la volonté de sauver l’outil de travail et les emplois, la volonté d’être partie prenante de la gestion de l’entreprise.

Et nous voudrions là adresser un message de solidarité aux salariés du centre social de Fréjus qui avec leurs organisations syndicales manifesteront cette après midi, contre la fermeture de ce centre programmé par la mairie FN de Fréjus.

Oui, des luttes et des résistances existent, mais Il faut encore élever la mobilisation des salarié-es, l’intervention des citoyens et citoyennes pour mettre un coup d’arrêt et imposer d’autres choix.

L’enjeu est d’envergure, il ne s’agit pas d’accompagner pour le moindre mal les politiques d’austérité, il s’agit de construire une alternative politique de gauche.

C’est dans la convergence du mouvement social, de l’action politique et des initiatives citoyennes que résidera la force de nos ambitions.

C’est ce que nous vous proposons de construire dans les jours à venir.

Soyons donc nombreux à la réunion du 25 novembre à partir de 18 h 30 à la bourse du travail.

Chers camarades,

La coupe est pleine ! Le pays s’enfonce dans la crise avec son cortège de misère, de chômage, de précarité, de violentes divisions.

Depuis des années la droite et, depuis 2012, François Hollande, les gouvernements Ayrault et Valls poursuivent le même but dans le cadre des traités européens et en accord avec les dirigeants de l’Europe libérale : compétitivité par la baisse du coût du travail, reculs sociaux, coupes claires dans les dépenses publiques, austérité.

 Ces politiques ont échoué partout comme elles échouent en France : elles nourrissent la crise, creusent tout à la fois les inégalités et les déficits.

Dans son immense majorité le peuple les rejette, mais la construction d’une alternative possible de gauche ne va pas de soit !

Cette situation crée une grave crise politique dont la droite et l’extrême tentent de tirer profit.

Le gouvernement, la droite et le Medef sont engagés dans une intense bataille idéologique.

La France serait un pays en faillite pour cause de dépenses publiques !

Les racines des difficultés sont pourtant toutes autres !

Dividendes, rachats d’actions et circuits financiers captent une part croissante de la richesse produite.

Pour les seuls dividendes, le taux de marge financière est passé de 2% au début des années 1980 à 14% en 2013.

Et l’on assiste à un véritable pillage des fonds publics par le Medef et l’oligarchie financière.

Aucun audit n’est réalisé sur les « aides aux entreprises », qui dépassent 200 milliards d’euros, aucune action efficace n’est engagée sur la fraude fiscale (70 milliards) et encore moins sur la fraude patronale aux cotisations sociales encore 20 milliards !

Dans le même temps, le taux d’Impôt sur les Sociétés a été abaissé de 17% en 20 ans.

OUI, les milliards existent et ils ne sont pas à emprunter ! ils pourraient être utilisés pour l’intérêt général !

Aujourd'hui, ils veulent aller encore plus loin.

Après les milliards de cadeaux au patronat dans le cadre des pactes de compétitivité et de responsabilité, le gouvernement annonce des mesures qui s'en prennent gravement aux salarié-e-s, aux retraités-es, aux jeunes, aux chômeur-se-s, et d'abord aux femmes

Il est temps d’arrêter cet engrenage qui mène la France, l’Europe et les peuples vers toujours plus de souffrances et de sacrifices.

Il faut dire non à la loi de finances 2015 présentée par Manuel Valls qui coupe massivement dans les dépenses publiques.

Elle se traduirait par de nouveaux reculs des services publics et de ses missions, un étranglement financier des collectivités locales et de leur capacité à investir.

Et il faut bien prendre l’argent quelque part !

Et c’est sur la majorité de la population que pèseront les 21 milliards d’économies annoncés dans le budget 2015 si nous laissons faire  et petit à petit c’est tout le socle social solidaire issu du programme du Conseil national de la Résistance qui est remis en cause et particulièrement la protection sociale, la fonction publique et les services public.

Le CICE  distribué aux entreprises sans aucune contrepartie se monte dans le Var à 60 millions d’euros pour 2014 et 375 pour toute la région paca !

Alors que le Var, c’est plus de 70 000 chômeurs, c’est une précarité qui ne cesse de s’étendre, c’est près de 40 000 allocataires du RSA en progression de 8% sur un an.

C’est près de 15 % de la population qui est dans la grande pauvreté.

On ne peut pas en rester là !

Nous demandons la transparence sur les entreprises bénéficiaires de ces cadeaux d’état et exigons la restitution de ces fonds pour les réorienter au service des populations.

Une des particularités du département c’est la faiblesse des dépôts bancaires, tous dépôts confondus,  par rapport à la moyenne nationale.

Cela montre le bas niveau des salaires et l’étendue de la précarité.

Seul le livret A tire son épingle du jeu sans pour autant que la situation du logement social ne s’améliore, alors que75% de la population varoise y est éligible ! 

La réalité du Var est aussi que les banques accordent l’essentiel de leurs crédits à l’habitat privé et donc au service des promoteurs et de la spéculation immobilière.

L’abstention massive aux élections et la montée du FN sont les conséquences directes des choix politiques de la droite d’Hubert FALCO et des choix politiques du PS au pouvoir.

Cela fait maintenant plus de trente ans que la droite a la main mise dans ce département et l’a façonné au service des intérêts des plus riches.

Trente ans que la CCIV, la chambre des métiers et l’UPV, tournent le var vers le tourisme d’excellence et l’aide à la personne et aux entreprises.

Trente ans que les politiques publiques nationales mettent à mal les services publics fortement implantés chez nous !

Trente ans que des pans entiers industriels sont liquidés sur l’autel de la rentabilité à court terme.

Trente ans que les banques n’assurent plus leurs prérogatives originelles de soutien au développement économique, mais sont au service des actionnaires et des plus riches !

Trente ans que les salariés et leurs familles souffrent et voient leurs niveaux de vie régressés.

Nous disons ça suffit ! Les citoyens doivent reprendre le pouvoir ! D’autres choix sont possibles.

Nous ne sommes pas condamnés à l’austérité et à l’insécurité sociale permanente.

 Il faut mettre en œuvre une politique qui parte des besoins sociaux, qui s’attaque réellement aux inégalités.

Une réforme fiscale d’ampleur, pour une redistribution des richesses et une relance des investissements productifs, s’inscrivant dans la transition écologique.

Il faut redonner du pouvoir d’achat, augmenter les salaires, créer des emplois.

Il faut créer les conditions d’une véritable reconquête industrielle.

Il faut revivifier les services publics, les démocratiser, les développer, leur donnant les moyens de leurs missions de cohésion et de solidarité.

Il faut s’attaquer au  capital, à la finance, à la rente des actionnaires qui est supportée par les salarié-es, les chômeurs, les précaires, les retraités et la jeunesse.

Mais aussi par les pme, les pmi, les TPE ET les artisans  même si tous ne s’en rendent pas compte !

Il faut stopper cet engrenage ! Il faut changer de cap et mettre la barre à gauche toute !

Ne pas seulement bouger le curseur, changer radicalement de cap !

Les reculs sociaux et de civilisations ne se négocient pas ils se combattent dans la rue et dans les hémicycles!!

A l’assemblée nationale, le gouvernement ne dispose plus que d’une majorité fragile.

Les députés qui ont été élus pour faire une politique inverse de celle de Nicolas Sarkozy doivent respecter le mandat que le peuple leur a confié.

Cela implique quatre axes :

  • s’attaquer au coût du capital
  • affronter la domination des marchés financiers et les directives européennes
  • fonder un nouvel essor économique sur les moteurs du progrès social et de la transformation économique, démocratique et écologique du mode de production et d’échange
  • engager une profonde transformation de nos institutions et aller vers une 6 ème république.

Mais rien ne se fera sans la mobilisation des salariés, sans l’intervention citoyenne !

Et il existe dans le pays une majorité de femmes et d’hommes disponibles pour cette alternative.

Des résistances, des luttes se mènent déjà contre les conséquences de cette politique d’austérité.

De la lutte des salariés de la SNCM, à celle des Fralib, jusqu’à celle des salariés de Var Nice matin, les dénominateurs communs sont la volonté de ne pas renoncer, la volonté de sauver l’outil de travail et les emplois, la volonté d’être partie prenante de la gestion de l’entreprise.

Et nous voudrions là adresser un message de solidarité aux salariés du centre social de Fréjus qui avec leurs organisations syndicales manifesteront cette après midi, contre la fermeture de ce centre programmé par la mairie FN de Fréjus.

Oui, des luttes et des résistances existent, mais Il faut encore élever la mobilisation des salarié-es, l’intervention des citoyens et citoyennes pour mettre un coup d’arrêt et imposer d’autres choix.

L’enjeu est d’envergure, il ne s’agit pas d’accompagner pour le moindre mal les politiques d’austérité, il s’agit de construire une alternative politique de gauche.

C’est dans la convergence du mouvement social, de l’action politique et des initiatives citoyennes que résidera la force de nos ambitions.

C’est ce que nous vous proposons de construire dans les jours à venir.

Soyons donc nombreux à la réunion du 25 novembre à partir de 18 h 30 à la bourse du travail.

 

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.