Section PCF de La Garde et Le Pradet (83)

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8 mai 1945 - 8 mai 2014 69 ans après, rappel sur le rôle des Communistes Français dans la 2ème Guerre Mondiale

Deux évènements préliminaires majeurs

30 septembre 1938, signature des accords de Munich :
La France et l’Angleterre livrent leur alliée la Tchécoslovaquie à Hitler,
en espérant qu’il se détournerait de l’Ouest et attaquerait l’URSS.
Churchill déclare : « ils devaient choisir entre le déshonneur et la
guerre. Ils ont choisi le déshonneur et ils auront la guerre ».
L’URSS voit le risque d’un front commun occidental contre elle et
entame des négociations secrètes avec l’Allemagne.
 
 
23 aout 1939, l’URSS signe avec l’Allemagne le pacte
germano-soviétique de non agression:
Staline fait aux occidentaux le coup de Munich à l’envers et leur
montre qu’il peut être aussi cynique qu’eux.
C’est un désarroi immense pour de nombreux communistes français
1939 le Président du Conseil interdit la presse communiste.
1er septembre, l’Allemagne envahit la Pologne. Le 3, la France déclare la guerre à l’Allemagne.
 
Le gouvernement socialo-radical prend prétexte du pacte germano-soviétique pour déclarer les
communistes français alliés de l‘Allemagne et ennemis de la France.
 
Entrée dans la
clandestinité
✴26 Septembre 1939, le Parti Communiste Français est interdit. Les 2800 élus communistes (des Conseillers Municipaux
aux Députés) sont déchus de leurs mandats. Plusieurs milliers de communistes sont arrêtés et incarcérés.
Le PCF est complètement désorganisé.
✴9 avril 1940, le ministre socialiste de la Justice, Albert Sérol, promulgue un décret de loi prévoyant la peine de mort pour toute propagande communiste.

10 mai 1940, l’Allemagne nazie envahit la France

Désorganisés,éparpillés,les dirigeants du PCF réagissent dès juin 1940 par 3 appels : aucun autre parti politique ne lancera d’appel de ce type !
➡Celui du 17 juin, appelle, entre autres, à la résistance contre « le fascisme hitlérien ».
18 juin : appel du Général De Gaulle
➡Celui du 22 juin : « …il n'y aura pas de répit avant d'avoir bouté les bottes hitlériennes hors de notre pays…»
➡Celui du 10 juillet, dénonce la guerre, l’impérialisme, le capitalisme et appelle le peuple de France à lutter
pour la liberté, l’indépendance et la renaissance de la France
 

Juillet 1940, les communistes sont dans l’action

 

Mise en place de Comités Populaires pour défendre les travailleurs dans les usines; distributions de tracts pour dénoncer la propagande de Vichy et l’occupation allemande; création du premier réseau de résistance universitaire…
Octobre 1940, le PCF crée l’Organisation Spéciale pour protéger les militants (colleurs d'affiches, distributeurs de tracts,
ceux qui prennent la parole sur les marchés, dans les universités ...), intimider les traitres, organiser des sabotages des installations militaires et des communications allemandes, récupérer des armes et des explosifs, etc.
8 novembre, les jeunes communistes organisent une manifestation pour la libération de Paul Langevin, grand physicien, figure du Front Populaire, arrêté par la Gestapo; 11 novembre 1940, le PCF participe, avec des lycéens et des universitaires, à l’organisation d’une manifestation anti-nazie à Paris, qui rassemblera des milliers de jeunes et sera durement réprimée…

Organiser la Résistance

15 mai 1941, le PCF appelle à un vaste rassemblement de tous les Français contre l’occupant nazi et crée pour cela le
Front National de lutte pour la libération et l’indépendance de la France, nom honteusement volé ensuite
par Le Pen, pour son parti d’extrême droite. L'expérience d’un an et demi de clandestinité permet aux communistes
d’être actifs bien avant les autres mouvements. Cependant les moyens militaires sont encore très faibles, De Gaulle et
les alliés refusant d’approvisionner le PCF en armes.
Du 27 mai au 10 juin 1941, Le PCF organise une grève des mineurs du Nord qui paralyse la production de charbon.
22 juin 1941, l’Allemagne nazie envahit l’URSS
21 Août 1941, le communiste Pierre Georges, alias Colonel Fabien, commet le premier attentat en France contre un
officier allemand, Alfons Moser.
Janvier 1942, l’Organisation Spéciale devient les Francs-Tireurs et Partisans (FTP), le bras armé du Front national de
lutte. Ces deux organisations communistes, deviennent le plus gros mouvement de la Résistance Française, les autres
mouvements étant alors, d’après De Gaulle, inorganisés et insuffisamment coordonnés.
Mise en place de Comités Populaires pour défendre les travailleurs dans les usines; distributions de tracts pour dénoncer la
propagande de Vichy et l’occupation allemande; création du premier réseau de résistance universitaire…
Octobre 1940, le PCF crée l’Organisation Spéciale pour protéger les militants (colleurs d'affiches, distributeurs de tracts,
ceux qui prennent la parole sur les marchés, dans les universités ...), intimider les traitres, organiser des sabotages des
installations militaires et des communications allemandes, récupérer des armes et des explosifs, etc.
8 novembre, les jeunes communistes organisent une manifestation pour la libération de Paul Langevin, grand physicien,
figure du Front Populaire, arrêté par la Gestapo; 11 novembre 1940, le PCF participe, avec des lycéens et des universitaires,
à l’organisation d’une manifestation anti-nazie à Paris, qui rassemblera des milliers de jeunes et sera durement réprimée…
Désorganisés,
éparpillés,les dirigeants
du PCF réagissent dès
juin 1940 par 3 appels :
aucun autre parti politique ne
lancera d’appel de ce type !
8 mai 1945 - 8 mai 2014
69 ans après, rappel sur
le rôle des Communistes Français dans la 2ème Guerre Mondiale
✴26 aout 1939 le Président du Conseil interdit la presse communiste.
1er septembre, l’Allemagne envahit la Pologne. Le 3, la France déclare la guerre à l’Allemagne.
✴26 Septembre 1939, le Parti Communiste Français est interdit. Les 2800 élus communistes (des Conseillers Municipaux
aux Députés) sont déchus de leurs mandats. Plusieurs milliers de communistes sont arrêtés et incarcérés.
Le PCF est complètement désorganisé.
✴9 avril 1940, le ministre socialiste de la Justice, Albert Sérol, promulgue un décret de loi prévoyant la peine de mort pour
toute propagande communiste.
30 septembre 1938, signature des accords de Munich :
La France et l’Angleterre livrent leur alliée la Tchécoslovaquie à Hitler,
en espérant qu’il se détournerait de l’Ouest et attaquerait l’URSS.
Churchill déclare : « ils devaient choisir entre le déshonneur et la
guerre. Ils ont choisi le déshonneur et ils auront la guerre ».
L’URSS voit le risque d’un front commun occidental contre elle et
entame des négociations secrètes avec l’Allemagne.
23 aout 1939, l’URSS signe avec l’Allemagne le pacte
germano-soviétique de non agression:
Staline fait aux occidentaux le coup de Munich à l’envers et leur
montre qu’il peut être aussi cynique qu’eux.
C’est un désarroi immense pour de nombreux communistes français.
Deux évènements préliminaires majeurs
Entrée dans la clandestinité
➡Celui du 17 juin, appelle, entre autres, à la résistance contre « le fascisme hitlérien ».
18 juin : appel du Général De Gaulle
➡Celui du 22 juin : « …il n'y aura pas de répit avant d'avoir bouté les bottes hitlériennes hors de notre pays…»
➡Celui du 10 juillet, dénonce la guerre, l’impérialisme, le capitalisme et appelle le peuple de France à lutter
pour la liberté, l’indépendance et la renaissance de la France.
Juillet 1940, les
communistes
sont dans
l’action
Organiser la
Résistance
15 mai 1941, le PCF appelle à un vaste rassemblement de tous les Français contre l’occupant nazi et crée pour cela le Front National de lutte pour la libération et l’indépendance de la France, nom honteusement volé ensuite par Le Pen, pour son parti d’extrême droite. L'expérience d’un an et demi de clandestinité permet aux communistes d’être actifs bien avant les autres mouvements. Cependant les moyens militaires sont encore très faibles, De Gaulle et les alliés refusant d’approvisionner le PCF en armes.
Du 27 mai au 10 juin 1941, Le PCF organise une grève des mineurs du Nord qui paralyse la production de charbon.
22 juin 1941, l’Allemagne nazie envahit l’URSS
 

La lutte armée commence

21 Août 1941, le communiste Pierre Georges, alias Colonel Fabien, commet le premier attentat en France contre un
officier allemand, Alfons Moser.
Janvier 1942, l’Organisation Spéciale devient les Francs-Tireurs et Partisans (FTP), le bras armé du Front national de
lutte. Ces deux organisations communistes, deviennent le plus gros mouvement de la Résistance Française, les autres

 

mouvements étant alors, d’après De Gaulle, inorganisés et insuffisamment coordonnés
 

Quelques exemples de la place des communistes

dans la résistance et la libération :

Le Groupe Manouchian :

Ce groupe FTP parisien était, en 1942-1943, le mouvement de Résistance
armée le plus actif de France, réalisant une opération armée tous les deux jours
soit, en tout, environ 150 attentats dont l’exécution du Général Julius Ritter,
responsable du Service du Travail Obligatoire en France.
Ses membres, étrangers communistes, dont une majorité de juifs, étaient
déterminés et actifs, sachant le sort qui leur serait réservé par le régime de
Vichy et les Allemands.
Arrêtés en novembre 1943, horriblement torturés, leur procès donna lieu à une
tentative de propagande des Allemands contre la résistance, en jouant sur les
haines traditionnelles des sociétés en temps de crise : la xénophobie et le
racisme (toujours d’actualité aujourd’hui).
Ils furent fusillés le 21 février 1944, sauf Olga Bancic, seule femme du groupe,
qui fut déportée en Allemagne, à nouveau torturée, puis décapitée.
 

Guy Môcquet et les fusillés de Châteaubriant :

le 20 octobre 1941, le communiste Gilbert Brustlein
exécute le commandant Karl Hotz, chef de la
Kommandantur de Nantes.
En représailles, les allemands exécutent 48 otages. 31
d’entre eux sont communistes, dont Guy Môcquet, le plus
jeune, n’a que 17 ans
 

Pierre Georges, alias Colonel Fabien :

Après avoir exécuté l’officier Allemand Alfons Moser, il dirige un groupe de résistants
communistes jusqu’au début mars 1942 où il est identifié par la police et doit quitter Paris.
Il part dans le Doubs où il participe à la mise sur pied d’un des
premiers maquis FTP. Dénoncé, il est grièvement blessé à la tête. Il
parvient à s’enfuir et rentre à Paris où il se cache.
Le 30 novembre 1942, il est arrêté lors d’un contrôle. Torturé, livré
aux Allemands, il est condamné à mort. Au lieu d’être exécuté, il est
transféré, en attente de déportation, au fort de Romainville, d’où il
s’échappe fin mai 1943, rejoint les FTP et participe à l’organisation
de maquis dans les Vosges, en Haute-Saône et dans le Centre-
Nord.
Devenu responsable FTP pour tout le sud de la région parisienne, il
participe à la libération de Paris en août 1944 et conduit la prise du
quartier général parisien de la Luftwaffe, au palais du Luxembourg.
A l’automne il rassemble un groupe de 500 hommes pour continuer
la lutte contre l’armée allemande avec les forces françaises et
alliés. Il est tué le 27 décembre 1944 par l’explosion d’une mine
qu’il était en train d’examiner pour la neutraliser.
Guy Môcquet et les fusillés de Châteaubriant :
le 20 octobre 1941, le communiste Gilbert Brustlein
exécute le commandant Karl Hotz, chef de la
Kommandantur de Nantes.
En représailles, les allemands exécutent 48 otages. 31
d’entre eux sont communistes, dont Guy Môcquet, le plus
jeune, n’a que 17 ans

Georges Guingouin et le maquis du Limousin :

A la tête du maquis du Limousin, il dirigera jusqu’à
8750 FTP et près de 6000 autres résistants, réalisant
de multiples sabotages et coups de force contre
l’économie de guerre et les Allemands.
Le 9 juin 1944, il capture Helmut Kämpfe,
commandant du régiment SS « Der Führer ». Ce
geste retardera de deux jours ce régiment ainsi que la
division d’élite SS « Das Reich » dans leur route vers
la normandie. Pour le général Eisenhower, ce retard a
sauvé la tête de pont alliée lors du débarquement.
Le 21 août, avec ses hommes, Guingouin encercle
Limoges et reçoit la capitulation sans conditions et
sans effusion de sang des forces allemandes
 

Il y a actuellement 1 réactions

  • mémoire de famille...

    En lisant cette chronologie, je me rappelle qu'autour de la table en famille dans les années 60 il me revient une histoire entendue par mon oreille d'enfant.

    Mon père communiste emprisonné dans une prison française parce que communiste... puis libéré par les allemands : l'allemand qui le libère lui dit " çà ne m'étonne pas que vous ayez perdu la guerre si votre pays enfermait des hommes aussi jeune... pour avoir volé un vélo ! "

    Par buny1515, le 10 May 2014 à 16:46.