Section PCF de La Garde et Le Pradet (83)

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Devant un auditoire attentif, Luc Foulquier dresse un réquitoire contre " l'écologie" capitaliste

 

.Luc Foulquier est ingénieur et chercheur en écologie. Il est actuellement rattaché à l’Insti-tut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (I.R.S.N.). Outre ses travaux de recherche, il a publié de nombreux articles notamment « Communisme et Ecologie, une longue histoire », La Revue du Projet, n°14
Face à la crise multiforme que rencontre le capitalisme débridé de notre temps, une ré-flexion s’impose au sujet de l’impasse écologique dans laquelle s’enfonce nos modes de production et de consommation actuels. C’est aussi l’occasion d’une nouvelle synthèse idéologique entre les fondements du matérialisme historique et de la pensée écologiste en tant que réponse globale aux défis posés par un système arrivé à bout de souffle.

Le temps d’une conférence, les participants au débat organisé par le collectif local FDG de La Garde  ont replongé dans les textes de Marx pour y retrouver ses écrits sur l’écologie. « Ce n’est pas une idée facile car il y a des murs à faire tomber pour montrer que Marx aussi a pensé à l’écologie », Luc Foulquier a rappelé que l’écologie est au cœur de la pensée du philosophe. Chercheur en radio-écologie et cofondateur de la commission écologie du PCF en 1969, il atteste que « les textes de Marx n’ont pas été lus correctement »., il remarque qu’« il n’y a plus aucun livre sur l’écologie où Marx ne soit cité, que ce soit en bien ou en mal ». Alors, « pour engager le dialogue sur ces questions, il devient indispensable d’en faire le contour théorique. Si on reste à la surface des choses, on ne fait que des constats mais rien n’est réglé sur le fond ». En économie comme en écologie, c’est bien le système capitaliste qui reste le cœur du problème.

« Le capitalisme a une capacité phénoménale à récupérer tout ce qu’il veut ! assure Luc Foulquier. Nous sommes devant une bataille idéologique où l’on se demande qui va l’emporter. Soit ceux qui considèrent que l’on peut gagner de l’argent sur tout, même la pollution. Et les autres. Et là Marx a des textes extraordinaires ! » Des textes remis au goût du jour . Aujourd’hui, tout est repeint en vert et le terme éco envahit le langage : éco-quartier, éco-citoyen, éco-geste, éco-taxe, éco-label, etc. « Aujourd’hui il n’y a plus d’écologie scientifique alors que l’écologie reste une science ! » s’emporte Luc Foulquier avec sa verve marseillaise.

« L’écologie est avant tout le questionnement pour savoir quel rapport j’entretiens avec la nature. Et dans cette question du rapport à la nature, il y a celle du travail. » Luc Foulquier ne parle pas là de travail salarié mais ce que l’on met en œuvre pour vivre (se nourrir, s’habiller, se loger, etc.). « Et c’est donc dépendant de la réflexion du rapport entre les hommes eux-mêmes car, à l’origine, l’écologie, c’est l’étude des rapports. »

Début des années 1960, des crises apparaissent et le capitalisme se pose des questions. Deux idées émergent : « D’un côté, l’homme est un animal comme les autres avec les mêmes règles. L’homme est alors considéré comme une espèce. C’est une théorie dangereuse qui historiquement a donné Hitler avec l’élimination des plus faibles, l’instauration des dominants et des dominés, etc. De l’autre côté, l’homme est une espèce d’origine biologique. Mais, comme l’a montré Darwin, l’homme crée par le développement culturel son évolution (connaissance, sciences, etc.). Il n’obéit donc pas aux mêmes règles que les autres animaux. Et, en ce sens, le marxisme est un humanisme car il ne considère pas l’homme comme un animal. »

Pour Luc Foulquier, c’est de là que vient l’idée que l’on a gardé du marxisme où l’homme dominant tout serait productiviste et destructeur. « L’idée fondamentale de Marx, c’est que le capitalisme en tant que système ne peut pas faire autrement que d’exploiter la nature et les êtres humains. L’exploitation et l’aliénation sont ses fondements ! » ........