Section PCF de La Garde et Le Pradet (83)

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Mardi 2 mai :Conférence de presse du collectif local FDG

Politique. Le collectif Front de gauche de La Garde et du Pradet annonce officiellement qu'il présentera des candidats aux élections municipales de 2014

 

Pour une paire de maires

 

Diviseur le Front de gauche de La Garde et du Pradet ? « Non, rassembleur », corrige Michel Fortuna. L’homme est accompagné ce jour de plusieurs membres du collectif de ces deux agglomérations de l’Est de Toulon. Il est question des municipales, et l’annonce officielle formulée hier est d’importance : « Le collectif Front de gauche La Garde/ Le Pradet a décidé qu’il serait présents aux élections municipales de 2014 sur ces deux communes. »

Un pari osé à La garde quand on connait le fort ancrage à droite de la commune. Depuis 2001, année de la bascule, le premier magistrat surfe sur une dynamique dont il n’est pourtant que très peu responsable. Ce qui a longtemps fait tergiverser les gens de gauche avant de se lancer dans la bataille, c’est la division que pourrait entrainer leur candidature face aux socialistes. «  Nous avons beaucoup réfléchi, souligne Serge Nanni, communiste. Mais nous prenons cette décision car nous ne pouvons faire autrement. »

« Nous souhaitons une gauche claire sur ses objectifs. »

La politique menée par François Hollande à la tête de l’Etat n’est pas étrangère aux choix du Front de gauche . «  nous souhaitons une gauche claire sur ses objectifs » explique Michel Fortuna. Yves Pellegrino va plus loin : «  La politique socialiste n’accompagne pas le système capitaliste, il va au-delà de ses besoins, ainsi que le prouve l’accord national interprofessionnel .» Pour autant le collectif » ne veut pas « bouffer du socialiste » comme le formule en souriant  Serge Nanni : «  Nous voulons rassembler, mais sur des bases que nous défendons, à savoir, par exemple, l’alternative à l’austérité, qui plombe l’Europe. Si le PS veut sortir de l’austérité, nous serons derrière eux. »

Les divergences entre le Front de gauche et le Parti socialiste sur les problématiques nationales, on les connait. Mais pour ceux qui estiment que l’ardoise doit s’effacer pour une élection municipales, Gilberte Mandon répond : «  La politique locale ne peut être coupée de la politique nationale. Avec l’acte 3 de la décentralisation, c’est la démocratie communale qui prend un coup. » Elle prend aussi l’exemple de « la gratuité des transports », pour laquelle milite le groupe Front de gauche : « La commune ne peut pas se couper de la communauté d’agglomération. »

Le collectif est bien conscient que « la perte de repère » engendrée  selon lui par la politique gouvernementale peu en phase avec son électorat, « fait le jeu de l’extrême droite ». Il s’agira donc de combattre le phénomène, avec des listes de rassemblement à gauche. Mais sans le PS, a priori. Et donc sans Joël Canapa à La Garde. Car si ce n’est jamais dit, quand Yves Pellegrino parle du silence entendu au moment des mobilisations pour les gens du voyage à La Chaberte, difficile de ne pas penser à l’élu régional…

                                                                              Romain Alcaraz

Article parue dans la Marseillaise le 03/05/2013

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